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Manon Biset Vadelorge
14.07.2026
News Legal

Flexi-jobs: ce qui change au 1er juillet 2026

Le système des flexi-jobs vient de connaître sa réforme la plus large depuis son extension de 2024. Champ d'application, conditions pour les pensionné·e·s, calcul du flexi-salaire, cumul avec l'intérim : voici ce qu'il faut retenir et surtout, ce qui reste inchangé pour les métiers artistiques.

1. Un champ d'application (presque) universel

Depuis le 1er juillet, le flexi-job n'est plus réservé à une liste de secteurs. Il devient accessible à l'ensemble du secteur privé et du secteur public, indépendamment de la commission paritaire ou du code NACE, dès lors que l'employeur et le travailleur relèvent de la loi ONSS. Dans le privé, un mécanisme d'opt-out permet toutefois à un employeur de ne pas y recourir.

2. Ce qui ne change pas : l'exclusion des métiers artistiques

Pour le secteur créatif et culturel, le point le plus important n'est pas ce qui s'ouvre, mais ce qui reste fermé : les fonctions artistiques, artistico-techniques et de soutien artistique restent exclues du flexi-job. Impossible donc de conclure un flexi-job pour une activité ouvrant droit à l'attestation du travail des arts.

3. Des conditions assouplies pour les pensionné·e·s

Jusqu'ici, il fallait être pensionné·e au trimestre T-2 pour pouvoir exercer un flexi-job. Désormais, il suffit de l'être au trimestre T, celui de la prestation elle-même — un assouplissement bienvenu pour les personnes qui sont pensionnées.

4. Plus de combinaisons possibles

• Entreprises liées : les travailleur·euse·s à temps plein peuvent désormais exercer un flexi-job au sein d'une entreprise liée à leur employeur principal.

• Intérim : une même agence peut occuper une personne comme intérimaire classique et comme flexi-jobber durant le même trimestre, à condition que ce ne soit pas chez le même utilisateur final.

5. Un flexi-salaire revu à la hausse

Le plafond de 150% du salaire barémique ne s'applique désormais qu'au salaire de base, hors indemnités et avantages complémentaires légaux, réglementaires ou conventionnels — ce qui laisse plus de marge dans le calcul global. Côté fiscalité, le plafond d'exonération passe à 18 000€ par an dès les revenus 2025 (indexé chaque année), les pensionné·e·s continuant à bénéficier d'une exonération totale sans plafond.

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